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Note d'intention du réalisateur
Par Marc le vendredi, février 8 2008, 13:04
Source: Blog officiel
du film Le Secret de François 1er
Pourquoi ce film ?
En écoutant l'écrivain
Didier Coilhac parler de ses recherches sur la Renaissance, ce
qui frappe est d'abord la force de ses convictions. Quinze années
d'exploration, de déambulation, de fausses pistes et de
vraies révélations ont forgé une oeuvre
dense et passionnante. L'édification d'un tel ouvrage,
il la doit à son intelligence remarquable ainsi qu'à
cette étrange proximité avec François 1er,
ses affinités comme il le dit lui-même,
s'exprimant par une exceptionnelle capacité à déceler
ce qui reste hermétique à autrui.
Ces films pourraient prendre comme point
central cet autodidacte brillant et passionné, parfois
excessif et désespéré. Mais l'auteur a choisi
de ne traiter que le cheminement intellectuel des découvertes
de Didier Coilhac, en immersion pure et simple, bien loin d'une
étude journalistique ou critique. Cette démarche
apparaît nécessaire à l'auteur afin de déceler
toutes les subtilités des recherches de l'écrivain.
C'est aussi un moyen de laisser s'exprimer toute la beauté
qui se dégage des magnifiques procédés mis
en oeuvre par les artistes de la Renaissance. Car il y a une
vraie esthétique, une réelle élégance
dans l'assemblage des différents indices, dans chaque
procédé de codage décelé, dans les
cryptages révélés, dans les coïncidences
inouïes.
Débarrassé d'un certain
académisme propre aux universitaires, Didier Coilhac nous
propose donc une redécouverte de la Renaissance Française,
nous invite à accéder à cette Histoire impalpable,
désespérément mystérieuse, flirtant
avec le fantastique et le merveilleux. L'un des grands mérites
d'une telle démarche est de montrer que l'Art de la Renaissance
n'est pas qu'une affaire de sensibilité, de technique
et d'esthétique. Les artistes n'étaient pas seulement
architectes, peintres et écrivains, ils étaient
aussi mathématiciens, astrologues, cabalistes et alchimistes.
Nous dirions aujourd'hui, scientifiques et ésotéristes.
C'est cette collision des disciplines qui fait de l'artiste de
la Renaissance un artiste total et original. Le plus célèbre
d'entre eux, Léonard De Vinci, en est le parfait exemple.
Le travail de Didier Coilhac a donc
une valeur pédagogique : faire accéder l'homme
moderne et profane à cette face cachée
de l'Art, à cette connaissance oubliée ou dissimulée,
osant aborder ce qu'il y a de plus occulte dans la pensée
de la Renaissance. Ce n'est rien d'autre que l'invention d'une
nouvelle discipline universitaire, que nous pourrions voir un
jour fleurir dans nos écoles, orientée vers l'étude
des Artistes-codeurs et leurs créations. Car à
la lumière des multiples ramifications des cryptages traversant
les siècles, le travail effectué par l'écrivain
n'est qu'amorcé, cette quête restant inachevée
et considérable.
Il est temps que l'homme moderne quitte cette béatitude
à la fois admirative et suffisante devant les créations
d'autrefois. Qu'au-delà des analyses essentiellement descriptives
que nous rencontrons dans nos livres d'Histoire, il ose braver
les énigmes déposées par les artistes du
passé, ces hommes parfois infiniment brillants, qui nous
ont laissé un héritage manifestement incompris
aujourd'hui.
Quel est donc ce secret de François
1er dont parle Didier Coilhac ? Est-ce cette énigme gigantesque
posée sur la carte de France dont le cadre bouleverse
les conceptions modernes sur cette époque ? Est-ce ce
trésor bien réel propre à enflammer l'imaginaire
?
L'ambition de ces films est aussi de faire un pas vers le dévoilement
de ces mystères. Donner l'impulsion nécessaire
pour attirer l'attention d'un système trop indifférent
aux initiatives privées.
Et, plus concrètement, permettre de donner ce premier
coup de pioche dans la terre d'un petit village de l'Oise où
les indices recueillis par Didier Coilhac nous mènent. |